Eiko : Une association d’innovation sociale digitale

Vous voulez découvrir Eiko et son écosystème ?

L’innovation sociale digitale vous inspire ou vous intrigue ?
Qui de mieux que le président pour nous présenter l’association !

Bonjour Marc ! Pour commencer, pourrais-tu te présenter rapidement ?

Bonjour ! Je m’appelle Marc Mouchoux, j’ai 25 ans et je suis le Président-Fondateur de l’association à but non-lucratif Eiko. Je viens des Yvelines et j’ai étudié à Paris pour un Master en Entrepreneuriat et Business Développement. Suite à quoi j’ai créé le projet Eiko avec une logique d’entrepreneuriat social il y a maintenant 2 ans.

Maintenant d’un côté un peu plus personnel, je suis passionné d’innovation sociale digitale, ainsi que de danse swing et de voyage extrême en stop ou sans argent.

Si tu avais 3 mots pour te décrire ?

Je dirais : Aventurier, bienveillant et persévérant.

Et 3 mots pour décrire Eiko ?

De mon point de vue, le projet Eiko est nécessaire, futuriste et convivial.

Mais les bénévoles qui y travaillent actuellement auraient surement une définition un peu différente. L’expérience n’est pas la même pour tout le monde !

Comment et pourquoi est né ce projet ?

L’idée est venue petit à petit.

D’abord, je menais depuis longtemps une grande réflexion sur l’importance de s’attaquer aux causes des impacts négatifs, et non à leurs conséquences (sociales, environnementales, …).

Cette réflexion n’était qu’embryonnaire mais il y a 6 ans, en 2015, la première fois que j’ai vu le slogan d’I-Boycott j’ai eu ma révélation. « Chaque fois que vous dépensez de l’argent, vous votez pour le monde que vous voulez ». Ils n’en étaient qu’à la création de leur plateforme de boycott, ils m’ont fait imaginer leur app.

Ce slogan a débloqué ma pensée sur le fait que toutes nos actions ont un impact énorme sur la société. En en prenant conscience, nous pourrions changer le monde vers le mieux au rythme et selon l’avis de chacun. Grâce à la consommation responsable, en contactant nos élus, en aidant nos associations, etc..

Il y a 3 ans, lorsque j’ai vu leur app BuyOrNot qui était beauuuuuuucoup moins bien que ce que j’imaginais, je me suis dit que ce n’était pas possible d’en rester là.

Je me suis spécialisé en entrepreneuriat, j’ai créé en 2018 un premier projet qui s’appelait « Mon Choix » sur la conso responsable. Malheureusement, ce projet n’a jamais abouti. Je n’ai pas lâché : j’ai rejoint Enactus, me suis renseigné sur l’environnement de l’Economie Sociale et Solidaire, j’ai rédigé mon mémoire de Master sur le sujet et me suis lancé à plein temps dès la fin des études. Et Eiko est né.

Si vous voulez en savoir plus sur notre vision, je la décris en détail dans la vidéo suivante.



Pourquoi “Eiko” ?

Le nom « Eiko » signifie que l’on aide le citoyen à s’engager pour l’économie ET pour l’écologie. Nos projets sont donc faits pour avoir un impact social et environnemental au long terme en facilitant la prise d’initiatives de nos concitoyens.

À l’ère de l’information et avec notre niveau de vie actuel, il n’est pas normal que persistent des problèmes de communication, d’éducation ou de démocratie. Les citoyens devraient pouvoir s’engager au quotidien grâce à leurs actions et non seulement grâce à leurs votes politiques.

Concrètement, que fait l’association ?

L’association développe des outils digitaux qui ont pour objectif un impact positif sur l’engagement citoyen.

Dans un premier temps, l’association choisit une problématique soutenue par nos bénévoles ou un de nos partenaires pour son impact social.

Nous faisons ensuite une étude en design thinking (un type de développement collaboratif) des problématiques du bénéficiaire ainsi que des solutions existantes.

Puis nous réalisons en agilité un processus de test et d’apprentissage en améliorant au fur et à mesure le projet grâce aux retours des utilisateurs.

Nous avons pour le moment 5 projets:

  • le premier en phase de test est une extension de navigateur montrant les produits boycottés sur les e-commerces en se basant sur les boycotts citoyens d’I-Buycott.
  • le deuxième projet (en phase de design thinking) a pour objectif la facilitation de l’engagement citoyen en montrant les possibilités et solutions existantes.
  • le troisième projet (aussi en design thinking) reprend la première idée que j’avais eue de faciliter la consommation responsable. Mais la nouvelle équipe s’est réapproprié le projet en se basant ayant déjà une démarche de consommation responsable et en leur facilitant le partage de tips, astuces et conseils.
  • le quatrième projet est notre site web. Déjà en ligne, il nous sert à présenter nos projets, informer notre communauté et nous permettra bientôt d’interagir avec cette communauté afin d’aller plus loin dans nos projets.
  • Enfin le cinquième projet (lui aussi en phase de design thinking) est la plateforme des Licoornes (grandes coopératives françaises qui se rassemblent sous une identité commune afin de créer un label du responsable radical). Nous réalisons pour eux une étude de leurs utilisateurs afin de savoir puis concevoir une solution fédératrice.

Comment fais-tu pour gérer autant de projets si différents ?

Ce n’est pas moi, j’ai surtout des équipes au top !

Nous sommes tous bénévoles à 5h par semaine ou plus. La réelle innovation a été de pouvoir s’organiser autour des projets en télétravail tout en gardant le côté humain. J’avais commencé par tout faire seul, puis à l’aide de quelques amis. Mais grâce maintenant à des équipes de support, Eiko peut profiter d’experts venant de toute la France et seulement intéressés par faire les métiers qu’ils aiment, pour un projet qui fait sens.

Et si je veux m’associer à Eiko, comment je m’y prends ?

Tu peux t’associer de plusieurs façons.

D’un côté, nous nous associons avec des entreprises, coopératives, collectivités et d’autres associations pour développer nos projets.

D’un autre côté, pour réaliser ces projets nous avons constamment besoin de nouveaux bénévoles motivés ! Nous postons très régulièrement sur LinkedIn des offres de bénévolat et vous pouvez nous contacter sur rh@eiko-app.com pour une candidature spontanée. Si tu souhaites t’associer, n’hésites pas à nous contacter ! 😉

A ton avis, où en sera Eiko dans 5 ou 10 ans ?

Je n’ai aucun moyen de savoir où en sera Eiko car nous nous adaptons sans cesse à nos bénévoles et nos utilisateurs. C’est à eux qu’appartient l’association.

De mon côté, j’aimerais dans 5 ou 10 ans avoir pu ancrer Eiko dans le paysage de l’Economie Sociale et Solidaire français en salariant les bénévoles les plus méritants grâce à des subventions et donations, en rejoignant des communautés d’acteurs du responsable et en participant à des événements de l’innovation sociale digitale.

J’aimerais également à terme créer un mouvement d’acteurs de l’innovation sociale digitale dépassant Eiko et proposant une solution à l’engagement du citoyen dans les transitions de la société.

Maintenant que Eiko est installée, y a-t-il un conseil que tu souhaiterais partager sur le développement d’un projet d’innovation ?

Le passage d’un seul projet à cinq différents n’a pas été des plus facile.

J’ai essayé de me faire aider d’une équipe en business intelligence puis d’une équipe en business développement qui n’ont toutes deux pas fonctionné.

J’ai longtemps dû me reposer sur une équipe de RH-CHO qui n’attendent finalement que ca dans leur métier ! Faire de la RH-CHO, un des groupes centraux à permis à l’association de débloquer une culture beaucoup plus solidaire et unie qui nous aurait manqué sur le long terme.

Pour terminer, aurais-tu une petite anecdote à nous partager sur Eiko ?

Avant Eiko le projet s’appelait « Mon Choix » car je voulais appuyer le fait qu’aujourd’hui nous avons la formidable chance d’avoir le choix, et c’est notre choix qui créera le monde de demain. Les acteurs de l’économie ont besoin de nous, sont souvent d’accord avec nous sur nos engagements, mais ont besoin d’un coup de pouce pour faire passer un nouveau produit, une nouvelle loi ou une nouvelle politique d’entreprise.

Le problème c’est que dès que j’en parlais, l’auditoire retenait « C mon Choix », l’émission de télévision de France 3… Pas très pratique !

Nous te laissons maintenant le mot de la fin

On pourrait résumer Eiko par l’expression « seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ».

L’association ne m’appartient plus et pourtant elle fait partie de moi. Jamais je n’aurais cru cela possible et je sais que ce n’est qu’un début. J’ai vraiment hâte de voir la suite.